Logo programme jeu pathologique
Logo Centre Dollard-Cormier
centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du centre-est-de-l'île-de-montréal
Le joueur

trappeTout comme d’autres dépendances, l’habitude du jeu peut s’installer graduellement. La personne joue de plus en plus fréquemment, fait des mises de plus en plus importantes et un jour, le jeu devient le centre de sa vie.

Si la plupart des gens connaissent les méfaits reliés à l’alcoolisme ou la toxicomanie, il n’en va pas de même de la dépendance au jeu. Plusieurs personnes s’expliquent mal comment un loisir peut générer de la souffrance.
On tombe dans le piège de la dépendance au jeu sans savoir qu’on peut devenir accroc à ce point, sans se méfier suffisamment.

Nous savons maintenant que tout comme les drogues certains jeux sont plus dangereux que d’autres .  C’est le cas des appareils de loterie vidéo (ALV) et  du jeu en ligne comme le poker sur Internet et les casinos virtuels. En effet, les personnes qui s’y adonnent mettent annuellement beaucoup plus d’argent et sont plus nombreuses à présenter des symptômes de dépendance. L’aspect de l’accessibilité entre en ligne de compte, car il y a des ALV dans plusieurs bars et restaurants de quartier et l’Internet permet de jouer 24/24 à partir de la maison.

Notons qu’il faut tenir compte de la réalité financière propre à chaque individu . Par exemple, pour une personne à faible revenu la perte d’un  montant peu élevé peut entraîner des conséquences graves comme de compromettre l’achat de médicaments, l’épicerie ou le paiement du loyer.

Lorsqu’on parle du jeu pathologique, on évoque souvent la question des illusions de contrôle qui maintiennent l’idée qu’un gain est possible et imminent. En effet, plusieurs joueurs qui développent une dépendance se souviennent, lors de leurs premiers épisodes de jeu, d’avoir connu des gains, d’avoir été « chanceux ». Ils tentent de reproduire les circonstances qu’ils croient contributives à ces premiers gains. Ils observent le déroulement du jeu pour repérer des indices que la chance va bientôt tourner. Ces croyances les amènent à continuer de jouer malgré les pertes dans l’espoir de se refaire, d’être capables de se contrôler et de repartir avec les gains. Cela les entraîne toujours plus loin… C’est ce qui amène les joueurs à dire que l’argent est à la fois la cause et la solution à leurs problèmes et cette pensée les empêche d’entrevoir d’autres solutions. Nous avons appris au cours des ans que les joueurs ne présentent pas qu’une seule motivation. Pour certains, c’est l’espérance de « gagner du temps » plutôt qu’un gain d’argent qui les motive, et ce, afin de demeurer le plus longtemps possible « hors du temps » en restant devant la machine. Pour d’autres, entretenir ce type de pensée illusoire permet de trouver une certaine logique à un comportement qu’ils savent destructeur, mais qu’il continue à émettre.

libertéIl est important de bien connaître les rouages de la dépendance pour être en mesure de reprendre un certain contrôle, une certaine liberté d’agir.

Peu de gens consultent, car ils ressentent de la honte et essaient de s’en sortir par eux-mêmes ou encore minimisent l’impact du jeu n’étant pas prêts à envisager de changer leur comportement. Par conséquent, ils attendent longtemps avant de demander de l’aide et la souffrance est alors très grande. Les pertes financières s’accumulent, des problèmes relationnels se manifestent, le joueur peut aussi être en détresse au point d’avoir des idées suicidaires.

La plupart des joueurs consultent dans un contexte de crise qui les amène à réaliser que le jeu est devenu un problème important dans leur vie. D’ailleurs, certains vont interrompre précocement leur démarche dès que les éléments de crise sont moins aigus.Ainsi, ils ne se donnent  pas un temps de réflexion pour  comprendre ce qui les a amenés à perdre le contrôle sur le comportement de jeu. Ils replongent dans le brouhaha du quotidien, ils travaillent trop, ils veulent rembourser trop rapidement leurs dettes et ils perdent l’équilibre dans leur vie, ce qui les rend fragiles à un retour des comportements problématiques de jeu.

Se sortir d’une dépendance peut se faire en plusieurs étapes et peut être influencé par les circonstances de la vie. Ainsi, les intervenants du programme jeu pathologique encouragent plutôt la personne à espacer les rencontres lorsqu’elle songe à cesser le suivi, le temps de se donner un moment de recul supplémentaire. En dépassant les éléments de crise et en discutant avec l’intervenant de ce qui se passe au quotidien, on est parfois mieux outillé pour éviter un épisode de jeu non planifié.

Si vous vous voulez savoir si votre comportement de jeu est devenu une dépendance, n’attendez pas trop longtemps, venez en discuter avec un intervenant. Les intervenants du Programme jeu pathologique comprennent cette réalité et ont l’expérience pour vous accompagner dans les difficultés que vous vivez.

TomberVotre comportement de jeu, une dépendance?
Plusieurs raisons peuvent vous amener à jouer. Peut-être avez-vous commencé par curiosité, par attrait pour le casino, parce que vous avez vu quelqu’un gagner aux ALV au bar et vous avez décidé de miser un 20 $. Peut-être êtes-vous passionné par un seul jeu comme le poker et vous dévorez tout ce qui s’écrit sur le sujet pour vous améliorer. À moins que ce soit les sensations fortes que vous recherchiez, l’adrénaline, et que cela vous amène à aller jouer sous le coup de l’impulsivité…Enfin, sûrement comme la majorité des joueurs ,vous appréciez l’évasion , l’effet dissociatif d’être « comme dans une bulle ».

Toutefois, vous devriez être particulièrement vigilant si vous avez déjà eu dans le passé d’autres difficultés avec la consommation de drogues, d’alcool, de dépenses excessives ou si d’autres membres de votre famille ont connu des problèmes semblables. De même, vous devriez porter une attention particulière à vos comportements de jeu lorsque vous traversez des moments difficiles ou stressants comme une dépression, une perte d’emploi, un deuil, un événement traumatique, car ces situations entraînent des émotions négatives que vous pourriez être tenté de fuir dans le jeu.

Si vous observez que le jeu prend de plus en plus de place dans votre tête, si vous ne  pensez qu’au moment  où vous pourrez aller jouer de nouveau ou si le plaisir du début a laissé place uniquement au stress  de vous refaire et que les problèmes financiers s’accumulent, peut-être  est-il temps de s’arrêter et de se questionner : « Suis-je dépendant au jeu ? »

Complétez la section auto-évaluation afin d’avoir un premier aperçu de votre situation.

tirelirePeut-être que pour vous, il ne s’agit pas d’une première démarche. Peut-être avez-vous déjà tenté de vous défaire de cette dépendance. Sachez que c’est tout à fait normal et qu’il faut parfois plusieurs essais pour comprendre ce qui vous rend vulnérable aux rechutes de jeu. Nos intervenants regarderont avec vous les moyens utilisés précédemment, ce qui a fonctionné, ce qui vous a fragilisé afin d’aller plus loin dans votre rétablissement.

Si vous cherchez ce que vous pouvez faire dès maintenant afin d’en savoir plus le jeu ou si vous voulez poser des gestes concrets pour vous distancer du jeu, les sections Testez vos connaissances et Passez à l’action pourront vous intéresser.

Fondation Dollard-Cormier
Faire un don
Ce site a été soutenu
financièrement par
Centre de réadaptation en dépendance de Montréal
Tous droits réservés Centre de réadaptation en dépendance de Montréal – Institut universitaire
Le masculin englobe les deux genres, il est utilisé pour alléger le texte
.
 Conception Drafter.com