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centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du centre-est-de-l'île-de-montréal
Les intervenants de première ligne

sociétéCe présent onglet s’adresse spécifiquement aux intervenants de première ligne. Tout d’abord, nous vous invitons à parcourir les différents onglets du présent site, car il contient plusieurs renseignements pouvant vous être utiles sur nos services. Par ailleurs, ce survol vous permettra d’avoir une meilleure compréhension des dépendances sans substance du joueur et du cyberdépendant, ainsi que de la réalité de l’entourage.

L’objectif du présent onglet est de faciliter l’accompagnement que vous offrez à ces personnes vers nos services.

Le diagnostic des dépendances sans substance
Le DSM-5 reconnaît le jeu pathologique comme un diagnostic en soi, il n’est plus lié au trouble du contrôle des impulsions et fait partie de la catégorie des dépendances. Précisons aussi que pour diagnostiquer ce trouble, il faut que les critères diagnostiques soient présents depuis au moins une année.

Le DSM-5 ne reconnaît pas comme telle la cyberdépendance, mais mentionne en annexe que le trouble lié au jeu vidéo sur Internet est un trouble susceptible d’être inscrit dans une version future.

Prenez note que les recherches ainsi que notre expérience clinique ont démontré que le traitement usuel en dépendance donne de bons résultats dans le traitement de la cyberdépendance et ainsi légitime notre offre de service auprès de cette clientèle.

Toutes les dépendances sont multifactorielles et l’approche biopsychosociale est aussi indiquée en dépendance sans substance tant sur le plan de la compréhension du phénomène que sur le plan de son traitement.

Sur le plan biologique, nous savons maintenant qu’une des dimensions associée aux dépendances sans substance est neurochimique notamment en ce qui a trait à son interaction avec le circuit de la récompense. Phénomène qui est d’ailleurs similaire aux substances psychoactives. Nous vous invitons à consulter ce site qui explique très bien les aspects neurochimiques, avec une version accessible à l’usager, une autre version qui s’adresse au professionnel, une troisième très spécialisée : http://lecerveau.mcgill.ca/.

societé Détecter en deux questions

Pour détecter un problème de jeu, nous recommandons d’utiliser l’outil de détection le Lie-Bet. Il s’agit de poser deux questions formulées à partir des critères du DSM-IV qui ont été jugées comme étant les meilleurs prédicateurs de jeu pathologique :

1. Avez-vous déjà dû mentir à des personnes proches concernant votre comportement relatif aux jeux d’argent?
2. Avez-vous déjà senti le besoin de miser toujours plus d’argent?

Si la personne répond positivement à l’une de ces questions, nous vous recommandons alors de lui administrer un instrument plus long et consistant tel que le DÉBA-Jeu.

Pour détecter un problème de cyberdépendance, nous n’avons pas encore d’outil validé. Toutefois, sachez qu’il n’y a pas de seuil clinique qui fait consensus concernant le nombre d’heures passées devant l’écran. Nous croyons que la détresse clinique et les conséquences sur la vie de la personne sont actuellement, en fonction de l’état des connaissances, de bons indicateurs.

Aborder les habitudes de jeu ou de l’utilisation d’Internet devrait faire partie de toute évaluation que ce soit dans une optique de prévention ou de traitement. Parler, informer, expliquer les dépendances sans substance, c’est contribuer à défaire les préjugés, à diminuer le sentiment de honte chez la personne dépendante qui est un obstacle important à la demande d’aide.

Dépister à l’aide du DÉBA-JEU
Le DÉBA-Jeu est l’outil en première ligne qui permet de dépister un problème de jeu.

La boîte à outils première ligne est disponible pour les membres du réseau de la santé et des services sociaux sur le réseau intranet du MSSS: http://www.intranetreseau.rtss.qc.ca

Si, à la passation du DÉBA-Jeu, la personne cote « feu rouge », un accompagnement vers nos services spécialisés sera alors indiqué. Encourager cette personne à parcourir notre site pourra faire partie de votre plan d’action. De plus, un soutien motivationnel auprès d’elle est souvent nécessaire jusqu’au début de son suivi en réadaptation. En effet, il est courant que ces personnes abandonnent leur démarche en réadaptation une fois la crise apaisée. Ceci s’explique en partie par le fait qu’elles puisent leur courage d’affronter la simple idée de devoir modifier leurs habitudes de jeu dans l’énergie générée par la crise : menace de rupture du conjoint, poursuite judiciaire, perte financière. Il n’est pas rare suite à un abandon qu’elles réactivent quelques mois plus tard leur demande d’aide, mais en présentant une situation encore plus détériorée. Il est donc important de débuter la réadaptation le plus rapidement possible pour protéger leurs relations familiales et sociales ainsi que leur avoir financier.

société

Le jeu chez les personnes âgées
La clientèle âgée est confrontée simultanément à des événements de vie stressants tels le passage à la retraite, la perte de son autonomie fonctionnelle, la perte du conjoint ou d’amis proches. Les personnes âgées ayant des ressources financières limitées peuvent chercher un moyen légal et rapide d’augmenter leur revenu fixe. Certaines s’ennuient et ont beaucoup de temps à leur disposition. Elles ont beaucoup d’incitations à jouer, particulièrement lorsque le transport est gratuit pour aller au casino. Les personnes âgées peuvent être sujettes à l’influence des autres afin de faire partie d’un groupe d’appartenance et ainsi briser leur isolement . Certaines veulent tout simplement être avec des personnes comme elles dans le cadre d’une activité excitante et amusante. Encore plus spécifiquement pour cette clientèle, la détection la plus précoce possible est importante, car le jeu a des répercussions sur leur santé déjà fragilisée par des facteurs liés au vieillissement (anxiété, manque de sommeil, perte d’intérêt pour les activités de la vie quotidienne et domiciliaire). De plus comme elles ne sont plus sur le marché du travail les pertes financières sont définitives et quelquefois ces pertes les plongent dans un statut socioéconomique précaire.

Or, la honte est encore plus présente chez ces personnes et peu d’entre elles vont chercher de l’aide pour leur dépendance. Il faut donc que les intervenants qui sont présents dans leur vie pour d’autres motifs (maintien à domicile, soins infirmiers, bénévole, loisirs) soient vigilants à détecter les signes d’un problème de jeu chez elles. Afin de vous aider, en voici une énumération :

  1. Elles démontrent une perte d’intérêt et une diminution de la participation à des activités normales avec la famille et les amis.
  2. Il y a des problèmes de temps où leur absence est inexpliquée.
  3. Elles accordent beaucoup d’importance au jeu et aux activités reliées au jeu.
  4. Elles affichent un changement d’attitude et de personnalité.
  5. Elles présentent soudain un pressant besoin d’argent.
  6. Certains de leurs biens ou de leurs avoirs sont manquants.
  7. Elles négligent leurs besoins personnels (alimentation, vêtement, médicament, hygiène, etc.).
  8. Elles adoptent une attitude de secret quand elles sont questionnées sur l’argent.
  9. Leur santé décline.
  10. Elles se retirent socialement et présentent une humeur dépressive.
Comment aborder le sujet avec elles?
Démontrer notre empathie lors d’une conversation sur l’actualité ou encore en parlant de quelqu’un qui a déjà eu un tel problème et démontrer que vous n’avez pas de préjugés est une bonne piste. Prendre son temps pour arriver au cœur du sujet…
Encourager la personne à parler de ses habitudes de jeu, sans pour autant lui demander si elle a un problème. Vous pouvez alors mentionner que vous avez entendu dire que le jeu peut causer des problèmes pour de nombreuses personnes et que certains thérapeutes se spécialisent dans l’aide aux personnes qui ont des problèmes liés au jeu.

Si la personne âgée se montre intéressée à en savoir davantage, laissez-lui de l’information sur les ressources disponibles pour elle et proposez- lui un accompagnement avec lequel elle sera à l’aise.

Référer à nos services
Le DÉBA-Jeu est le seul outil nécessaire aux intervenants du CSSS pour procéder à une référence formelle vers notre programme. Une fois l’outil complété un appel à notre accès et une transmission par télécopieur sont suffisants pour effectuer la référence.

Suite à sa réception, un intervenant de notre équipe appellera l’usager pour lui confirmer son inscription sur la liste d’attente et convenir du point de service souhaité . De plus, il renseignera l’usager sur le déroulement de sa démarche et les services de soutien aux personnes en attente. Voir les références

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