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Conseils pratiques
CONSEILS pour l’entourage des JOUEURS

Si la personne qui adopte des comportements problématiques en lien avec les jeux de hasard et d’argent est votre conjoint, il est possible que vous étiez au courant qu’il aimait jouer, mais vous ne soupçonniez pas qu'il avait une dépendance qui pouvait amener autant de désorganisation. Pendant longtemps, cette personne minimise les conséquences du jeu et les dettes, elle vous dit de ne pas vous en faire avec ça… De votre côté, vous faites des efforts pour maintenir la stabilité financière du foyer, pour gérer l’argent avec soin, mais le stress s’accumule de plus en plus. Notez que le joueur ressent moins le stress, car il est « gelé » par le comportement de jeu et est obsédé par l’idée de se refaire.
  1. Si la personne qui a des comportements de jeu aborde la situation avec vous : peut-être qu’elle vient de connaître un épisode de jeu et qu’elle a des remords. Essayez de rester calme et de l’écouter. Évitez la recherche de solutions trop rapides. Évitez le blâme ou la confrontation. Parlez de ce que vous ressentez en parlant au « JE », ex. : « je suis de plus en plus inquiet de la situation et je ne sais plus quoi faire pour t’aider. Je me demande les gestes que tu es prêt à poser pour apporter des changements à la situation. »

  2. Si vous décidez d’aborder la question avec la personne qui a des comportements de jeu : identifiez des faits concrets qui vous font penser qu’il a un problème, ex : « j’ai observé que dans le dernier mois, tu rentrais plus tard du travail deux-trois fois par semaine, que tu es plus stressé, tu m’empruntes de l’argent et lorsque je te questionne tu te mets en colère. Cela m’amène à penser que tu as joué davantage dernièrement et cela m’inquiète. Que penses-tu de mes observations? Comment te sens-tu par rapport à cette situation? »

  3. Réfléchissez à ce que vous êtes prêt à faire : êtes-vous prêt à l’accompagner dans la recherche de solutions face à la dépendance au jeu ou avez-vous besoin de recul parce que vous souffrez trop actuellement? Prenez le temps d’entrer en contact avec vos émotions. Parler à quelqu’un de confiance peut vous aider à réfléchir.

  4. Réfléchissez à votre limite personnelle : si la personne qui a des comportements de jeu vous demande de l’aide, donnez-vous un délai avant de répondre. Même si elle vous met dans l’urgence, insistez pour prendre le temps de réfléchir. Au besoin, discutez avec une autre personne de confiance pour avoir du recul. Demandez-vous quelle est votre limite personnelle, quel sera votre rôle? Êtes-vous à l’aise d’aider la personne temporairement à se protéger financièrement ou préférez-vous lui offrir du soutien pour qu’elle reçoive des services d’une ressource spécialisée?

  5. Posez une limite que vous êtes certain de maintenir : si vous annoncez une limite que vous ne voulez pas dépasser, soyez déterminé. Essayez de penser aux arguments qui pourraient vous faire fléchir afin de vous y préparer. Par exemple, vous voulez cesser de prêter de l’argent, mais vous pensez être incapable de dire non si la personne vous dit qu’elle n’a rien à manger ou qu’elle ne pourra pas aller travailler, car il n’y a plus d’essence dans la voiture… Choisissez alors une autre stratégie, établissez une limite monétaire « je ne peux pas te prêter plus que 20 $ cette semaine ». Assurez-vous que l’argent soit bien utilisé à ces fins.

  6. Ne restez pas seul : même si votre proche refuse que vous parliez du problème du jeu à quiconque, nommez votre besoin d’aller chercher du soutien et annoncez que cela n’est pas négociable. Choisissez une personne positive avec une bonne écoute dans votre entourage et allez chercher de l’aide professionnelle.

  7. Protégez vos ressources financières : si votre proche connaît votre numéro d’identification personnelle sur votre carte de débit, changez-le. Annulez les cartes de crédit au nom des deux conjoints. Dans le cas des couples, il est préférable d’avoir la collaboration de la personne qui joue pour déterminer comment gérer l’argent essentiel au foyer. De rencontrer une tierce personne comme la conseillère financière au programme jeu pathologique peut être très aidant dans ce processus. Une capsule de conseils au niveau financier suit un peu plus loin dans cette section.

  8. Parlez du problème de jeu avec les enfants : les enfants sentent les choses et lorsqu’on tente de leur cacher ce qui se passe, cela entraîne de la confusion. Ils peuvent aussi trouver leurs propres explications et conclure que c’est leur faute ou qu’on ne les aime plus. En utilisant un langage approprié à l’âge de l’enfant, en ne divulguant que l’information nécessaire et en prenant le temps d’écouter, il se sentira rassuré.

  9. Encouragez votre proche lorsque vous observez des changements positifs : lorsque votre proche pose des gestes concrets pour s’aider ou lorsque vous observez qu’il fait des efforts pour changer un comportement, félicitez-le. Reconnaissez ses qualités, sa persévérance, son courage à affronter sa dépendance.

  10. Préparez-vous à un retour des comportements de jeu : le rétablissement peut connaître des hauts et des bas. Cela peut être décourageant pour vous, mais il faut savoir qu’à travers ce processus la personne qui joue apprend à mieux comprendre sa dépendance. Tout comme le joueur ne peut pas s’attendre à ce que la confiance revienne du jour au lendemain avec son entourage, l’entourage ne doit pas s’attendre à ce que les obsessions de jouer disparaissent miraculeusement. Tout le monde est blessé et il faut se donner le temps de se rétablir, d’un côté comme de l’autre.

  11. Précisez vos attentes, ce que vous ne voulez plus endurer : il est peu réaliste de demander à la personne de ne plus jouer, par contre vous pouvez nommer que vous n’en pouvez plus des mensonges ou que vous vous attendez à ce qu’elle pose des gestes concrets. Ne lancez pas de menaces ou d’ultimatums à moins d’être réellement prêt à y donner suite.

  12. Donnez de l’importance à votre propre vécu : ne perdez pas de vue vos propres besoins, vos émotions en vous centrant uniquement sur ce que le joueur vit. Le processus de rétablissement vous demande toute une période d’adaptation à vous aussi. Ces réflexions peuvent vous amener à vous questionner, à faire des prises de conscience. Cela peut vous conduire à une meilleure compréhension de vous-même.

La capsule suivante décrit ce que vous pouvez faire pour aider le joueur dans sa démarche et aussi ce qu’il vaut mieux éviter de faire au plan financier. Cliquez ici

CONSEILS pour l’entourage des CYBERDÉPENDANTS

Il est possible que vous ayez déjà eu cette discussion avec votre proche et que le problème de dépendance ne fasse plus de doute. Cela peut également avoir des impacts sur vous ou sur votre relation avec cette personne. Vous redoutez qu’elle perde son emploi, qu’elle échoue ses études ou vous vous questionnez sur sa santé mentale.

En tant que parent, vous vous demandez à quel point c’est problématique soit parce qu’il est difficile de savoir combien de temps votre enfant passe réellement sur Internet ou soit parce qu’il ne vit plus à la maison. Certains éléments vous amènent à vous inquiéter, mais il minimise ou nie les conséquences reliées à l’usage d’Internet. À cette étape, les conseils suivants s’appliquent.

Conseils pour un enfant :fleche

Conseils pour un proche adulte : fleche


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